BAY DE A à Z

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 "A"

 COMME AUTOMOBILE 

Les courses-poursuites de Michael Bay sont ainsi focalisées sur le ressenti des mouvements, des vitesses, et elles sont réalisées pour véritablement tout capter des effets de kinésie. Dès The Rock, Bay a commencé à expérimenter des nouvelles techniques pour filmer ses courses-poursuites. Il est notamment à l'origine du véhicule blindé justement nommé « Bay-Buster » permettant aux caméramans de foncer dans les carambolages.

Il est connu pour envoyer ses équipes filmer au milieu des explosions pour se réserver des images totalement inédites. Chez le réalisateur, tout est filmé concrètement dans l'action et il faut que le spectateur puisse voir au mieux comment la vraie tôle se froisse et comment les carrosseries prennent feux. La vibration de chacun des plans rapprochés des séquences automobiles tient à ce que toutes les caméras sont attachées à des voitures en mouvement, que ce soit pour filmer les personnages ou l'arrière de la voiture. La vitesse est avant tout un ressenti de tous les instants et qui fait trembler tous les espaces.

 

Pour terminer et parachever cette analyse, nous vous invitons à revoir la séquence la plus représentative, dans ses défauts comme dans ses qualités du m'sieur Bay. Celle durant pas loin de 10 minutes de Bad Boys II :

"A" COMME AUTOMOBILE

 

La séquence est aussi une démonstration du principe de vitesse et de lourdeur des chorégraphies automobiles de Michael Bay, et de ses mouvements « sans limites ». Il s'y succède comme cible des voitures, puis un camion menaçant écrasé par des charges encore plus lourdes comme première apothéose, avant de proposer un dernier élan de vitesse en aéroglisseur qui se conclura par un arrêt net. Dans la séquence de Bay où l'on est lancé à tout va, l'enjeu est tout autant d'aller le plus vite possible que de retarder le moment du crash. On ralentit de plus en plus vite quelque part. La voiture, afin de compléter les chorégraphies, est prise dans un mouvement incontrôlable, comme un dérapage sans fin. Dans The Rock, c'est le lourd tram qui s'écrase, emportant tout dans un même mouvement. Dans Bad Boys II, c'est le bateau contre lequel tout le monde finit par s'écraser, alors qu'il fonce dessus. Dans Transformers Dark Of The Moon, c'est véritablement le cas : plus les voitures prennent de la vitesse, plus on est ralenti, jusqu'à ce que pour contourner un obstacle, alors que Sam déclare « encore plus vite », on se retrouve devant un ralenti d'une dizaine de secondes qui nous montre comment nos héros vont s'en sortir.