BAY DE A à Z

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"P"

 COMME PRESSE 

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"P" COMME PRESSE

1995-Bad Boys

Film passé relativement inaperçu qui a été un succès surprise. Le film est soutenu en tant que divertissement efficace, notamment par Pete Travers, qui va pourtant bientôt devenir un des plus fervents détestateurs de l'oeuvre de Michael Bay (Rolling Stones) et essentiellement critiqué pour être un produit lambda sans aucune originalité propre. En France, le film suscite la même indifférence :

 

Chicago Reader

par Jonathan Rosenbaum

"Les gens qui ont Beverly Hills Cop et Miami Vice pour références et sont à la recherche de renouveau dans la catégorie pourront être amusés par ce film d'action policier  à la formule classique. J'ai pour ma part agonisé dans mon siège... Les policiers ne semblent jamais savoir ce qu'ils font, mais pas plus que le cinéaste, même si je peux imaginer que le grand public sera ravi  car il y a beaucoup de grandes explosions à la fin pour les récompenser."

 

Austin Chronicle

par Marc Savlov

"De ses plans aériens sur le centre ville de Miami jusqu'aux beautés plantureuses qui semblent surgir à chaque fois que l'action risque de ralentir en passant par la logique absurde qui imprégne le film…Bad Boys suinte les clichés du Hollywood des années 80 comme aucun film depuis « Top Gun »."

1996-The Rock

Le meilleur accueil critique que Bay connaitra dans sa carrière. La plupart des fervents détracteurs « influents » de Bad Boys, comme Jonathan Rosenbaum ou Roger Erbert défendent même le film. Mais, c'est aussi le film pour lequel on évoque le moins le nom de Bay. Le film est percu comme un pur produit Bruckeimer et Bay comme un pur faiseur finalement peu responsable de la réussite du film qui tient à une « formule ». En France, le film bénéficie d'une exposition assez importante du fait qu'il s'agit d'un des premiers blockbusters à sortir pendant l'été à un mois d'intervalle de la sortie américaine. Il bénéficie AUSSI du désert cinématographique des mois de juillet-août de l'époque. On retrouve néanmoins globalement des critiques des tics visuels et du montage hystérique (pour l'époque) du film.

 

Roger Ebert

"Le réalisateur Michael Bay est le chef d'orchestre d'un film efficace, avec ses moments comiques, ses sensationnelles séquences d'action et son suspense soutenu. Et grâce à de bons acteurs comme Connery, Harris ou Cage, le cœur du film arrive à être incarné via des personnages originaux et convaincants…En regardant The Rock, vous ne vous souciez plus de ce qui se passe. Vous vous sentez parfois un peu honteux d'avoir autant marché, mais cela fait partie du jeu."

 

Rolling Stone

par Pete Travers

Simpson est mort sans atteindre des sommets  en tant que producteur de films. Si on ne peut défendre l'aspect artistique de ses productions, il faut reconnaître ses qualités de showmen. Simpson vit dans les jeux de lumière sur Cruise dans Top Gun dans le spectacle insolent et ironique assurée par Eddie Murphy du flic de Beverly Hills ou dans le personnage vieux casse cou de Sean Connery dans The Rock. Un final approprié pour l'équipe Bruckeimer/Simpsons sous la forme d'un pop corn movie de luxe.

 

Cahiers du cinéma

Par Nicolas Saada

"(…) The Rock porte tous les tics d'un cinéma tape à l'œil et creux."

1998-Armageddon

Premier échec critique total de Bay, Armageddon est défendu par quasiment personne et même ceux qui le font déclarent que le film est indéfendable et ridicule. La plupart des reproches tiennent surtout au filmage et au montage considéré comme insupportable et à la bêtise du script. En France, le film est d'autant plus haï qu'il est considéré comme un étendard d'un cinéma profondément réactionnaire et d'un patriotisme douteux.

 

Rolling Stones

par Pete Travers

"Je déteste Armageddon pour ce qu'il est: un ersatz de The Dirty Dozen mélangé avec Con Air. Comment  voulez-vous appeler un film "un film", sur des foreurs de pétrole bad-ass qui prennent un cours intensif pour devenir astronautes de la NASA afin de pouvoir atterrir sur un astéroïde, percer un grand trou et sauver le monde en échange de ne plus jamais payer d'impôts ?

Je déteste Armageddon pour me faire voir des acteurs solides - Willis. Billy Bob Thornton, Will Patton, le grand Steve Buscemi - gaspiller leur talent pour un salaire à plusieurs zéros.  Ou pour la romance ratée entre la fille de Willis et le jeune chien sauvage de l'équipage.  Est-ce le prix du succès de Titanic de devoir payer pour voir ce genre de mièvrerie ?

Je déteste Armageddon purement, pour la réalisation. Michael Bay, qui enchaine frénétiquement les plans et pense ainsi compenser les trous béants dans l'élaboration des personnages, du contenu ou de l'imaginaire du film.

Je déteste Armageddon encore plus s'il est, comme prévu, le plus grand succès de l'été. Ne laissez pas cela arriver. Pour le bien de l'humanité."

 

Newsweek 

par David Ansen

"Armageddon est monté comme s'il ne contenait que des moments forts. Prenez n'importe quelles 30 secondes au hasard, et vous aurez une publicité. Le film est une insulte aux yeux, oreilles, au cerveau, au bon sens et au désir de divertissement de son spectateur.(…). Les scènes d'action sont montées de façon tellement rapides qu'il est strictement impossible de savoir ce qui se passe. A la sortie de la salle de cinéma, il se trouvait une grande affiche avec cette citation « un film qui va vous couper le souffle » ; on peut considérer que si le film arrive à ce résultat assez vite, ce sera moins pénible que le visionnage de la chose."

 

2001-Pearl Harbor

Encore plus que pour Bad boys, l'accueil de Pearl Harbor se fait dans une indifférence polie. On signale le plagiat éhonté du Titanic de Cameron, la banalité du récit et la réussite du spectaculaire.

En France, on reproche encore une fois à Bay son idéologie « militaire » et sa vision « patriotique ». 

 

2003-Bad Boys 2

Bad Boys II est incontestablement le film le plus détesté de Michael Bay à sa sortie et il n'y a que très peu de textes positifs. Et encore plus que pour Armageddon, les quelques voix qui s'élèvent pour défendre le film, en France comme aux US, semblent le faire à reculons. Plaisir formellement brillant mais purement régressif pour certains qui n'en finissent pas d'énumérer les défauts du film comme pour expier, Bad Boys II est surtout considéré par beaucoup comme « le pire film de l'été » et l'apothéose du pire versant du cinéma d'action.  

 

Rolling Stones

par Peter travers

"Bad Boys II a tout. Lourd, idiot, violent, sexiste, raciste, misogyne et homophobe. (…)Tout ce que le  producteur Jerry Bruckheimer et le réalisateur Michael Bay ont pu penser a été vomi à l'écran. Je tiens à souligner tout ça, ainsi que les innombrables coups de feux dans des crânes tombant en miettes se poursuivent comme une punition infligée au spectateur, anéantissant 2 heures et 26 minutes de votre vie. Il reste encore un mois pour sélectionner le pire film de cet été, mais je parie sur Bad Boys II — l'équivalent cinématographique des déchets toxiques — pour être le grand gagnant. Un tel mépris de l'humanité ne peut que lui donner l'avantage."

"Bad Boys 2 a tout. Lourd, idiot, violent, sexiste, raciste, misogyne et homophobe."

Peter Travers/RollingStones à propos de Bad boys 2

Roger Ebert
"Le film manque tellement de considération pour tout, qu'il finit par afficher un mépris pour son spectateur. Prenons par exemple la séquence dans laquelle deux hélicos poursuivent un hors-bord à Miami. Je n'ai jamais été certain de l'identité du navigateur, ni pourquoi il était en fuite.  J'avais peut être raté quelque chose mais cela n'avait aucune importance. Finalement les policiers finissent par pulvériser le bateau à coup d'armes à feux, il stoppe. Fin de la scène. Autant dire que la seule raison de sa présence est de rajouter au film une poursuite spectaculaire. Pourquoi rajouter cela dans un film qui dure déjà 146 minutes ? Le film est tellement frénétique au travers de son montage nerveux que la plupart du temps, nous regardons sans rien comprendre ni ressentir de l'action cinétique. Les scènes de poursuite et de fusillades sont découpées via de si nombreux gros-plan qui empêche toute spatialisation ou ressenti physique. Juste et rien que du mouvement.
Michael Bay reste le plus mauvais cinéaste hollywoodien en activité. Aucune faute de goût ne lui fait peur."

Aden
"Il y a ce qu'il faut de boucan pour vous empêcher de vous endormir, (...) ce qu'il faut de vulgarité (homophobie, machisme, antifreudisme primaire) pour ravir les farouches défenseurs du politiquement incorrect, et ce qu'il faut d'hymne patriotique pour s'avérer en fait politiquement très correct : les aventures de ces deux flics rigolos (...) qui mettent à terre la mafia cubaine de Miami a quelque chose de pathétique : son absence totale de scrupules."