BAY DE A à Z

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"P" COMME PRESSE

2011-Transformers Dark on the Moon

Dark Of the Moon figure (comme tous les volets de la saga Transformers excepté le premier épisode) parmi les films les plus détestés de Bay. On note néanmoins un certain acharnement dans beaucoup de critiques : on critique le cinéaste pour avoir pris un modèle de Victoria's Secret « forcément sans talent » juste pour montrer ses fesses en hurlant au sexisme...On lui reproche le cabotinage de Malkovich (acteur ayant pourtant beaucoup oeuvré dans ce registre) et Frances Mc Dormand serait humiliée par sa seule présence dans le film. On plie le film à une « grille de lecture » habituelle de Bay alors que certains éléments ne semblent pas vraiment justifiés : il faut voir par exemple comment est interprété la trame des héritiers fortunés héritant du système d'exploitation de leurs parents et s'y soumettant quitte à asservir le monde pour survivre, idéologiquement douteuse selon certains, invisible selon d'autres ou complètement simpliste et idiote de fait.

Les inrocks

par Jacky goldberg 

"Le pinacle de la puissance américaine, la déchéance de la science soviétique : l'univers imaginaire des Transformers est aux couleurs de la bannière étoilée. Celle-ci est défendue par des soldats d'élite, qui bénéficient du renfort de Sam Witwicky (Shia LaBeouf), américain moyen, voire médiocre, qui aime les voitures et a l'oreille (ou ce qui en tient lieu) des gentils Transformers. Pour allié, les méchants Transformers décidés à réduire la Terre (entendez : les Etats-Unis) en esclavage ont trouvé un collectionneur d'art (Patrick Dempsey, le docteur McDreamy de la série télévisée "Grey's Anatomy"), dont l'occupation indique bien la dépravation mentale. Et, si l'on veut un autre indicateur, relatif celui-ci à la psyché du scénariste et du metteur en scène : la collection "d'art" de l'atroce Dylan Gould est constituée d'auto-mobiles. L’idéologie, enfin, ne varie pas de la ligne Bruckheimer-Nietzsche fixée très tôt : d’un côté des bidasses et des mécanos, héros libres et vaillants, de l’autre les parasites serviles de Washington. Dans le monde idéal selon Bay, le ministère de la Santé, cette relique du Welfare State, se voit ainsi recyclée en garage high-tech. L’espoir, quant à ce troisième opus, provenait surtout de l’ajout du relief. On le sait, la 3D empêche de sur-découper, pour ne pas fatiguer l’œil, et tend à plastifier les corps jusqu’à les faire ressembler à des jouets. Les robots Hasbro s’humanisant pendant que les humains se robotisent  ? Il y avait là une belle idée théorique à portée de main, dont Joe Dante, modèle évident de la franchise, aurait su se saisir. Mais Bay, artificier aux tout petits bras, n’essaie même pas. Faisant de Chicago, chef-d’œuvre de verre et d’acier, son terrain de jeu, il se contente de tout broyer, dans un geste d’enfant gâté que viennent tout de même compenser quelques beaux passages (étreinte funeste d’un robot-ver et d’un building, plongée dans le vide). 

Il faut voir Bay remplacer Megan Fox par une nouvelle bombasse, la britannique Rosie Huntington-Whiteley pour baver dessus. SI UN RÉALISATEUR POURRAIT ÊTRE EMPRISONNÉ pour avoir les plans les moins suggestifs sur l'anatomie de son actrice, il serait condamné à vie. Leboeuf quant à lui ne semble vivant que dans les quelques scènes où il retrouve Bumbledee. Le couple ne pourrait pas être plus ennuyeux.  Il faut voir Bay user de sa magie sur l'ensemble de son cast. Je veux parler de ce talent pour faire passer de grands acteurs pour les pires des comédiens. John Malkovich, grimé en orange, vocifère des blagues pas drôles. Il est crève-cœur de voir une actrice oscarisée comme Frances McDormand jouer avec un bout de métal comme partenaire. C'est une marque du style de Bay de la voir diriger de la sorte, comme lorsque devant jouer la nervosité, on la voit rogner ses ongles à l'écran. Et que dire des nouveaux venus Patrick Dempsey et Ken Jeong ? Ils devraient renvoyer leurs agents. Ceux qu'on retrouve, comme Josh Duhamel ou Tyrese Gibson n'ont pas meilleur place ; Bay les traite comme des éléments de décor... Il faut voir Bay consacrer l'entière troisième partie de son film à une bataille de robot qui détruit presque l'intégralité de Chicago. Mais un petit moment qui fonctionne, comme la destruction d'un immeuble par un robot appelé Shockwave ne compense pas la répétition du même martelée. " « Faites que ça cesse ! » étaient les mots qui trainaient dans ma tête pendant toute la projection. Transformers: Dark of the Moon – très haut dans la liste des pires blockbusters jamais réalisés— est un film dépourvu d'esprit, d'émerveillement, d'imagination, et aucune raison véritable d'être. Le regarder c'est mourir un peu. Est-ce l'avenir du cinéma ? Que Dieu nous vienne en aide !"

"Pain and Gain est effectivement une oeuvre personnelle. Bay montre en fin de compte à quel point ces personnages lui ressemblent."

Peter Travers/RollingStones à propos de Pain and Gain

Rollingstones

par Pete travers

"Il y a beaucoup de moments de  comédie déplacés et ratés sur la recherche d'emploi de Sam avec un John Malkovich over-the-top ainsi que sur ses préoccupations croissantes au sujet de l'attention portée à Carly par son patron, joué par Patrick Dempsey. John Turturro et Frances McDormand ne sont pas en reste, dont le jeu peut être caractérisé comme ceci : "Si vous allez être dans un film avec des gros robots, vous pouvez vous contenter de faire des cercles autour d'eux."

 

2013-Pain and Gain

Chronicart 

par Yal Sadat

"Avec cette politique de l'automatisme, Michael Bay commente presque son propre cinéma (le sait-il ? Évidemment pas)."

 

RollingStones

par Peter Travers

"(...)Bay se laisse aller à son goût habituel pour ce qui est de traiter les femmes comme des salopes et la brutalité effroyable comme une excuse astucieuse pour rire pas cher. Pain and Gain est effectivement une oeuvre personnelle. Bay montre en fin de compte à quel point ces personnages lui ressemble."

Time

par Richard Corliss

"On peut voir le film de Bay de trois façons ; comme des excuses, comme une défense ou comme une auto parodie. Pour le réalisateur, Danny, Paul et Adrien pourraient être les trois Transformers de ses films, avec le cœur mécanique d'un jouet Hasbro. Ou Bay pourrait être en train d'essayer de prouver qu'il est plus rapide et intelligent  que ses héros, même s'il n'est pas aussi musclé. Ou peut être tout ou rien de ce qui précède : il est difficile de psychanalyser un cinéaste considérés comme n'ayant pas d'âme par la majorité des critiques. Qu'on l'apprécie ou qu'on le déteste, le film n'est jamais ennuyeux. C'est comme une installation géante, tellement étrange et rebutante qu'elle en devient instantanément un sommet de post-modernisme."