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NOUVELLES PIÈCES

 Fins de série 

Heureusement pour ce quatrième volet, compte tenu de la main mise financière chinoise, l’oeuvre reste « 100% Bayhem ». Côté spectacle on reste bouche bée par une aussi grande maitrise technique et visuelle. Bay nous convie effectivement à un pur ride sensitif laissant volontairement l’action prendre le pas sur la narration. Malheureusement, c’est l’impact émotionnel qui bat parfois de l’aile à l’arrivée. Et dans un excès de zèle toujours propre au cinéaste, Bay veut toujours tout faire et montrer que le patron de « l’Awesome » c’est lui et personne d’autre. Comment ne pas voir qu’il fut piqué dans son orgueil lorsqu’il a vu le Man of Steel de Snyder ? Ici c’est le vaisseau de Lockdown qui reprendra l’idée de l’aimant. L’effet viendra plus assommer le spectateur qu’autre chose même si le spectaculaire est au rendez-vous. Il y a aussi ce deuxième acte légèrement plombé à cause de cette incursion dans le vaisseau de Lockdown, pourtant visuellement très riche et de toute beauté. Sans oublier que Transformers 4 porte en lui les quelques défauts du loner, de l’épisode « transitoire » voir même de l’épisode de trop « sur terre » dirons certains. Car si Bay et Krugger ont fait leurs maximums pour rendre les enjeux importants et commencer à développer puis étoffer de nouveaux éléments liés à l’univers, ce quatrième volet reste plombé par une narration et une gestion de l’intrigue bancale.

 

On y retrouve malgré tout de vrais beaux moments de cinéma. Michael bay parvient même à y insuffler de la grâce. Un facteur déterminant qui commençait cruellement à manquer après le premier épisode et la fameuse séquence de l’arrivée des Autobots sur terre. Celle-ci se fait au travers d'images qui comme d'habitude semblent parfois être des upgrades d'images qu'il a admirées. Le retour de Tessa chez elle évoque certains grands cinéastes de l'Amérique, Spielberg notamment, auquel on repense lorsque Bay dope son T-rex de Jurassic Park dans le final ou encore Lucas lorsqu’il s’amuse à refaire Star-Wars à travers une course/bataille de pod en pleine ville...

 

Même si il déclare en avoir terminé avec la franchise en tant que réalisateur, quelque part pour Bay, la boucle est désormais bouclée.

 

N.Van

UN FILM DE MICHAEL BAY
Avec : Mark Walhberg, Stanley Tucci, Kelsey Grammer...
Durée : 2h46
Nationalité : Américaine, Chinoise