Petite série, grosses qualités

BANSHEE

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Ce n’est un secret pour personne : le monde des séries télévisées a prit une ampleur démesurée, allant jusqu’à rivaliser avec le cinéma par son ambition tout autant visuelle que scénaristique. L’avènement des chaines du câble américain et de certains medias tel Netflix, ainsi qu’internet, ont définitivement ancré les séries dans un mode de consommation de plus en plus important. Le choix plus que conséquent qui s’offre au spectateur lui permet de suivre plusieurs histoires dans la même semaines. Malgré cette abondance et une concurrence très rude, de nombreuses séries tirent leur épingle du jeu même si elles ne s’appellent pas Game of Thrones ou True Detective

 

Banshee fait partie de cette catégorie. 

 

Pour se mettre dans le bain, l’excellent générique de début :

Crée par Jonathan Tropper et David Schikler, et produite par Alan Ball (créateur de True Blood) et Greg Yaitanes (également réalisateur de nombreux épisodes), la série raconte l’histoire d’un ancien voleur de renom qui, après 15 années passées en prison, part rejoindre l’ancien amour de sa vie Ana dans le comté fictif de Banshee. Les évènements s’emballant dès son arrivée, il assiste à la mort du nouveau shérif, et dans un élan impulsif décide de prendre son identité. Il devient ainsi Lucas Hood, et alors qu’il décide de recommencer une nouvelle vie son passé ainsi que celui de Ana (qui répond désormais au nom de Carrie) les rattrape, et les ennuis qui vont avec. Tout en gardant sa véritable identité secrète, il devra y faire face et s’occuper des nombreux problèmes qui animent la ville entre les différentes tribus et le mafieux local Kai Proctor. 

Le postulat de base de Banshee, volontairement « over the top », se sent dès l’introduction du premier épisode. Alors que le héros sort de prison après 15 ans d’enfermement, il se rend dans un bar, couche avec la barmaid dans une ruelle, vole une voiture, et se rend chez un ami. Celui ci lui annonce que la femme qu’il recherche a refait sa vie, et après une rapide discussion il lui donne sa nouvelle adresse tout en lui expliquant l’absurdité de son acte. Après quelques mètres à l’extérieur il se retrouve poursuivi par un tueur jusque-là encore inconnu du spectateur. S’ensuit une poursuite/fusillade en plein Manhattan, avec en point d’orgue un bus se renversant en plein boulevard. L’épisode a commencé depuis 5 minutes, et les bases sont posées avec très peu de dialogues. Cette propension à vouloir aller droit au but sans pour autant s’appesantir sur des détails insignifiants sera une des marques de fabrique de la série. Banshee est tout autant une série dramatique qu’un concentré d’action pur dans lequel chaque épisode contient son quota de combats et fusillades/poursuites en tout genres.