Vincent N.Van
Rédacteur / Web designer
UN FILM DE B.ROCHER & T.POIRAUD
Avec : Alban Lenoir, Charlie Bruneau, Tiphaine Daviot...
Durée : 2h20
Nationalité : Française

DÉCEPTIONS 2014

GOAL

of the DEAD

« C’était bien tenté »

Benjamin Rocher & Thierry Poiraud ont eu une bonne idée. Inclure dans notre sport national un genre qui a vraiment la côte depuis ces derniers temps, le film de zombie. Sur le papier l’idée est plus qu'alléchante. Réaliser un film ou toutes les thématiques liées de près ou de loin au ballon rond seraient présentes (supporter, petites communes, agent, média...) mais à l’arrivée, les deux réalisateurs nous font un peu une sorte de « La horde » avec toutes les maladresses qui s’en suivent.

Autant pour la première que pour la seconde mi-temps, Goal of the dead est mou, souffre d’un manque cruel de rythme, la faute à deux scénarios complètement à la ramasse.


Mais Goal of the dead vient peut-être nous mettre en face d’une certaine réalité. En France nous sommes effectivement les premiers à gueuler en ce qui concerne le manque cruel d’originalité dans notre cinéma. On aimerait que des films de genre puissent avoir autant de place que nos petites comédies, la chance qu’ils puissent exister.
Mais peut-être qu’il y a parfois des choses qu’on ne sait tout simplement pas encore faire. Et dire que la cause du problème n’est dûe qu’au manque de moyens serait hypocrite.


Ici, on peut saluer la prise de risque et la volonté d’y avoir cru dur comme fer jusqu’au bout. Car le seul mérite de Goal of the dead c’est d’avoir été un projet original qui a su voir le jour et arriver à son terme.

GODZILLA

UN FILM DE GARETH EDWARDS
Avec : Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Ken Watanabe...
Durée : 2h03
Nationalité : Américaine

DÉCEPTIONS 2014

« Ça a fait plouf »

Si Goal of the dead était le pétard mouillé de cette année, alors Godzilla serait quand à lui le mammouth mouillé de 2014.
Gros projet, grosse attente, la version de Gareth Edwards souffre elle aussi d’un sacré problème de rythme en plus de personnages totalement désincarnés. Absence d’enjeu, absence d’implication émotionnelle, on regarde les événements s’enchaîner sans réussir à réellement se sentir impliqué.

 

La plus grosse déception de 2014 suivit de la meilleure coupe jamais tentée et réalisée par un monteur en pleine scène d’action.