Vincent N.Van
Rédacteur / Web designer
UN FILM DE LUC BESSON
Avec : Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Choi Min-sik...
Durée : 1h29
Nationalité : Française

DÉCEPTIONS 2014

LUCY

« Un carton inexpliqué, inexplicable »

Typiquement le projet que l'on va voir les yeux fermés, sachant que l’on passera forcément un bon moment.
Si seulement...

Pourtant, avec une idée pareille Besson avait largement de quoi faire pour s’éclater comme un petit fou et enfin montrer qu’il en avait encore dans le calbute. Au lieu de ça, on finit avec des plans de documentaires animalier, une pauvre séquence immonde de poursuite dans Paris, une actrice principale qui ne doit utiliser malgré elle que 2% de son jeu (et c’est pas sa faute).


Une séquence seulement vient correctement exploiter l’idée de LUCY hélas, c’est trop peu, même au milieu d’1h30 de film.
Au final, Besson nous montre plutôt avec LUCY ce qu’il ne faut définitivement pas faire pour briser une actrice en morceaux ; ne pas laisser Scarlett Johanson regarder dans le vide plus de 5 sec sauf si c’est Sofia Coppola qui s’en charge.

 

MERDE ! On se dit que Limitless, pour 20 millions de $ de budget en moins, c’était quand même plus fun.

THE ROVER

UN FILM DE DAVID MICHÔD
Avec : Guy Pearce, Robert Pattinson, Scoot McNairy...
Durée : 1h42
Nationalité : Américaine, Australienne

DÉCEPTIONS 2014

« zzzZZZZZzzzz »

Le problème de The Rover n’est fondamentalement pas de ne pas savoir ou l’on va. Car tout comme dans Animal Kingdom, Michôd aime jouer sur les non-dits. S’attarder beaucoup plus sur le jeu physique de ses personnages plus que sur leurs dialogues. De filmer de longs plans ou peuvent régner « pauses » et « silence » plus que de miser sur un découpage classique. Non, le vrai problème de The Rover c’est que les longs silences et les non-dits ne nous disent justement pas grand chose derrière.

 

The Rover est long, éprouvant et frustrant. Parfois « ça fonctionne » comme on dit, car les acteurs jouent tous très bien leurs partitions et l’ambiance post-apocalyptique très sèche et violente s’avère être réussie. Mais Michôd ne réussi jamais à maintenir l’ennui à bonne distance.

 

Tout comme pour Blomkamp l’année dernière avec Elysium, les nouveaux prodiges en qui l’on avait placés beaucoup d’attente (David Michôd/Gareth Edwards) ne parviennent malheureusement pas à confirmer leurs « essais ».

 

La frustration de 2014.