A.Portier
Rédacteur

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Le trophée du film WTF :

Dès les premiers plans on se doute que ça va être autre. Mais rien ne peut vous préparer à la suite du nouveau film d’Aronofsky, gros ovni qui se termine par une sorte de LES FILS DE L’HOMME sous acides. Il fallait le faire, et voir un telle proposition au cinéma relève du presque jamais vu aujourd’hui. Difficile de dire du coup si on a trouvé ça complètement nul ou brillant. Une chose est sûr : MOTHER ne laisse pas indifférent.

Le trophée du film qui donne soif :

Non seulement le film de Cédric Klapisch est excellent, mais en plus il donne sacrément soif. Faut dire que presque deux heures dans les vignes à voir des dégustations ça réveille les papilles gustatives. On vous met au défi de regarder CE QUI NOUS LIE et de ne pas avoir envie d’ouvrir une bouteille après.

Le trophée du film "arrête de creuser" :

Il fallait le faire mais Ridley Scott, bien décidé à flinguer la franchise qu’il a initié en 79, a réussi l’impossible : faire pire que son joli étron de 2012. Balayer d’un revers de la main plein de questionnements de son film précédent pour s’orienter vers une série b aux enjeux inintéressants, le tout avec des personnages encore une fois cons comme la lune et des non-révélations à la pelle, on dit bravo. Quand le seul moyen de relancer l’action est de faire glisser tes personnages deux fois (DEUX FOIS BORDEL !) sur une flaque de sang (manque plus que les rires en fond sonore et c’était un épisode de FRIENDS), il faut se poser des questions.

Le trophée de la déception de l'année (et du pire film) :

Pourquoi ? Pourquoi revenir pour un énième TRANSFORMERS alors que la série est déjà à bout de souffle depuis un moment ? TRANSFORMERS : THE LAST KNIGHT est une aberration filmique, probablement le pire film de son réalisateur, qui n’a de toute évidence plus rien à foutre de la franchise : les robots ne l’intéressent plus, certains personnages font de la figuration, le climax est honteux, et même les scènes d’action ne font plus le moindre effet. Tristesse, j’écris ton nom. Et venant de la part d’un fan de Bay, ça fait vraiment mal aux fesses de dire ça.

Le trophée du film qui ressemble à rien :

On ne va pas revenir sur JUSTICE LEAGUE, magnifique accident industriel qui ferait presque passer les AVENGERS de Whedon pour du David Lean, pour se concentrer sur la dernière « œuvre » de Guy Ritchie qui vaut aussi son pesant de cacahuètes. 2h10 de bêtise assumée et de racolage pour un gloubi-boulga indigeste et d’une mocheté sans nom. En témoigne les quelques séquences où les pouvoirs d’Excalibur entrent en jeu dans un torrent de CGI affreux filmés de travers. Allez, poubelle

Le trophée du film pourri mais rigolo :

Oui, c’est nul. Oui, c’est très moche et rempli de CGI sous Windows 97. Oui, c’est écrit avec les pieds. Oui, le perso du dj ne sert à rien, mais vraiment à rien si ce n’est pour faire plaisir au public asiatique. Mais avec ses 1h40 et ses scènes d’action balancée toutes les 10 minutes, XXX : LE RETOUR DE XANDER CAGE rentre dans la catégorie des nanards friqués qu’on regarde du coin de l’œil en repassant ses chemises sans s’emmerder. Et en plus il y a Donnie Yen qui distribue des patates et des triples coups de pieds sautés à plusieurs reprises, et ça ça n’a pas de prix.

Le trophée du gros Z qui est sorti au cinéma :

Trophée très similaire. Mais bon sang, qu’est-ce qu’on se marre dans RESIDENT EVIL : CHAPITRE FINAL. Complètement cheap du début à la fin, le film de Paul Anderson est une succession de résolutions wtf et de passages hilarants à se pisser dessus, allant jusqu’à citer ROBOCOP de Paul Verhoeven dans une scène hallucinante de bêtise. Pour une conclusion épique c’est, heu, particulier on va dire. Allez, vivement le reboot qu’on en parle plus.